Olivier Lambert, instructeur français d'escrime : «La Tunisie reste une grande école»

Ajouté le 08/12/2016 à 10:54

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Olivier Lambert, instructeur français d'escrime : «La Tunisie reste une grande école»
En Tunisie pour diriger un stage de formation destiné aux maîtres d’armes, l’instructeur français Olivier Lambert met l’accent sur les progrès réalisés par l’escrime tunisienne malgré des moyens limités.

Nombreux sont ceux qui ne vous connaissent pas. Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?
Je m’appelle Olivier Lambert, je suis entraîneur des équipes de France de moins de 20 ans. Je suis aussi chargé de la formation et de l’organisation au sein de la Fédération française d’escrime. J’étais membre de la direction technique jusqu’à 2008. Aujourd’hui, je suis en activité avec la Confédération méditerranéenne d’escrime qui organise un stage de formation destiné aux maîtres d’armes en Tunisie. Je travaille également en France sur un projet sportif qui vise à développer les écoles d’escrime et à amener les jeunes vers la compétition. Je suis fier de tout ce que j’ai réalisé et j’espère parvenir à bien d’autres réalisations dans ma carrière sportive au niveau de la promotion de cette discipline.

Dans quel cadre s’inscrit votre visite en Tunisie ?
Je suis en Tunisie pour diriger un stage de formation destiné aux maîtres d’armes d’escrime. Donc, mon rôle consiste à apporter mon savoir-faire et mon expérience aux techniciens tunisiens. J’ai été vraiment impressionné par la motivation de tous les participants qui ont beaucoup apprécié le contenu de ce séminaire. Au cours de ma visite, j’ai rencontré tous les membres du nouveau bureau de la Fédération tunisienne d’escrime. Nous avons évoqué la situation actuelle de l’escrime tunisienne et les outils de sa promotion.

Est-ce la première fois que vous visitez notre pays ?
J’ai été en Tunisie en vacances. Mais c’est la première fois que je suis ici pour diriger un stage de formation. Le peuple tunisien est très accueillant. Je suis très heureux de passer ces moments avec des gens que j’apprécie énormément.

Avez-vous une idée sur la sélection tunisienne d’escrime ?
Franchement, je la suis plutôt régulièrement. Car, il y avait un certain nombre d’escrimeuses de la sélection tunisienne qui passaient pas mal de moments avec des clubs et des escrimeurs français. Donc, avec le temps, on les voit souvent. Je pense que la Tunisie bénéficie d’une grande école d’escrime qui existe depuis longtemps déjà. A mon avis, et compte tenu des résultats obtenus cette année lors des Jeux olympiques de Rio, et surtout de l’émergence de l’escrimeuse Inès Boubakri sur la scène olympique, je crois que cette école est revenue très fort au premier rang sur la scène. Cela a été rendu possible grâce à un travail collégial fourni par les décideurs dans ce sport pendant de longues années.

Comment avez-vous trouvé l’état des salles d’entraînement ?
Pour être honnête, je n’ai pas eu le temps suffisant pour découvrir les clubs et l’état des salles d’entraînement. Mais en discutant avec les dirigeants de la FTE, j’ai compris que cette discipline souffre encore d’un manque de pratiquants au niveau des clubs. Avec seulement 12 clubs affiliés à l’instance fédérale et 600 licenciés, je pense que le nouveau bureau fédéral doit faire preuve d’imagination et de sens de l’initiative pour trouver les solutions idoines à ce problème. De plus, j’ai remarqué qu’il s’agit aussi d’un sport qui a besoin d’aide et de soutien financier pour se développer. Pourtant, il y a beaucoup de jeunes escrimeurs passionnés qui veulent briller et s’améliorer, alors il faut les encourager davantage et les encadrer.

Quel message adressez-vous aux entraîneurs d’escrime ?
Continuez à être passionnés, allez chercher le développement de la discipline partout, tous les messages sont bons à livrer. L’escrime est un sport universel aux multiples méthodes de travail. Construisez la vôtre et vous éprouverez certainement encore plus de plaisir dans vos activités. 

Par : Abderrahim SAKASSLI


Jeudi 29 Juin 2017